Articles de Presse

Interview dans le journal "Metro" - Francesco Randisi - , 18 juillet 2008

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MAZZ MUSIKAS REVIEW - marc.mazzmusikas@skynet.be

Een verrassende binnenkomst langs de hele grote poort. Nara Noïan, woonachtig in België, is Armeens van afkomst en heeft een curriculum vitae om ‘U’ tegen te zeggen. Haar wellicht meest opgemerkte en redelijk recente wapenfeit is de cd Promesses met haar groep Bradyaga op Home Records.

Op deze solo-cd brengt ze voornamelijk eigen werk, dat zich enerzijds richt op haar Armeense roots, maar anderzijds klassieke en hedendaags westerse tintjes vertoont. De titel van de cd laat er geen twijfel over bestaan,

Nara’s zang is kristalhelder en in samenhang met de backing vocals van Bradyaga vocaliste Laurence Waters leidt dit soms naar bijna onbereikbaar mooie hoogten. De begeleidende groep is niet zozeer uitgebreid dan wel uiterst efficiënt met glansrollen weggelegd voor de akoestische gitaar, de ud, doudouk (de weemoedig klinkende Armeense dubbelrietfluit) en de ‘chevi’ (Armeense blokfluit, ook wel eens ‘shwi’ genaamd).

Als toetje op de taart is er dan nog Nara’s eigen pianospel dat vooral in de solostukken erg klassiek aanvoelt (mag ik hier Chopin vernoemen?) en soms ook erg wereldomvattend klinkt in de groepssongs, en dan buigen mijn grijze hersencellen zich een beetje richting Maurice El Médioni.

Vermits de schitterend gezongen songs geregeld worden onderbroken door al even prachtige instrumentals heeft het weinig zin er uitschieters uit te plukken.

Deze cd moet in één ruk uitgeluisterd worden en dan liefst met de hoofdtelefoon op; geen spatje zang/muziek mag gemist worden. Dit is echt wel in schoonheid een seizoen afsluiten! (MN)

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music-report.blogspot.com - Jean Vdb

Entre deux brutales performances rock de l'été festivalier, écoutez Nara Noian, une artiste complète qui nous à en particulier séduits avec son dernier projet, un album éponyme entre classicisme et sonorités de l'Est, entre Belgique et Arménie. Car c'est là que l'artiste a passé son enfance, enseigné (au conservatoire d'Ararat) et est même apparue dans un film.

Au programme : de la douceur, du piano, des voix, des bruitages parfois. On retiendra en particulier la chanson Ames Immortelles où les cris et les fusils sont étonnamment feutrés. Le son du temps qui passe. A écouter sur son myspace.

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singersong.homestead.com - Gerald Van Waes

With a musical (piano) & dramatic art education in Armenia she performed in both disciplines of her studies. Some of the commissions were a part in two (French-) Armenian movies); she became a music teacher in France and more recently in Brussels, Belgium, where she now resides already for some years. Here she also had a few music projects like the group Bradyaga (or ‘Nomad’) besides some other musical collaborations.

This is her first release focused as a solo work. It has songs in Armenian, a bit like Armenian folk songs inspirations and instrumentals. They’re sung from a comfort position of a woman where it is easy to find her own dignity, but then, with this advantage position she also misses the direct connections with her roots and forefathers. In that way the Armenian flutes call to an even more far distance, while recalling as they always do, in its sounds, so clearly the wide spreading spaces of deserted old mountain fields, an endless sadness which often also associates with it all that continued to happen during history in this area.

She plays a melodic dance on crystal clear piano, a simple but romantic adventure of a free fantasy, carrying a playful range of associations, where she travels her journey in her mind and experiences towards these roots while meeting a whole range of other influences over the areas, from Greece (a touch in the acoustic guitar) over Turkish over Uzbekistan and perhaps even towards Persia, while she remains the woman in her own position.

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Interview "La Première", émission "Culture Club" - 01 juillet 2008

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Interview FM Brussel - 11 janvier 2008 - Het Draagbare Paradijs

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RTBF ~ Jacques Mercier

Un mot pour dire combien j'ai adoré le concert de Bradyaga à la Samaritaine !
C'est à la hauteur du disque, dont on retrouve la diversité, le sens, les coloris et la présence vraiment vivante de Naïra et Laurence, ainsi que des musiciens. Tout le monde a l'air porté par ce projet ... Merci de m'avoir permis de passer une soirée exceptionnelle (c'est tout de même assez rare !), où j'ai été projeté dans un autre monde, grâce à la création de la compositrice !

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Ciné Télé Revue ~ Nicolas De Man et D.J. Rome ~ 22.10.05

Formé autour de la compositrice et pianiste d'origine arménienne Naïra Mnoian, établie en Belgique, le projet Bradyaga mélange délicieusment des textes en français, en russe et en arménien sur des musiques d'inspiration orientale, qu'elles soient russes, arméniennes ou juives, sans oublier quelques très beaux accents de tango. Le résultat est une véritable invitation au voyage, au vagabondage, voire à l'errance, aux sons de la clarinette, de l'accordéon et du violon, d'une rare richesse et d'une grande délicatesse. On est bercé par ces mélodies enchanteresses, nostalgiques, parfois mélancoliques et souvent sensuelles.
Mis à part Naïra Mnoian, les musiciens et les accompagnateurs sont belges, issus de divers conservatoires du plat pays et, encore une fois, on ne peut que se réjouir des richesses qui sont littéralement à portée de nos mains. Richesses qui riment, d'ailleurs, avec "Promesses". En effet, cette oeuvre, qui est un vrai régal, les tient toutes. Cet album se démarque résolument et mériterait un beau succès, car il s'agit d'un véritable travail d'artistes.

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SABAM Magazine ~ Sylvie Godefroid

Sur fond d'exil langoureux et de douce solitude, Bradyaga (nomade en russe) sort ses premières Promesses. Promesses d'un voyage émouvant dans les arcanes de la culture arménienne quand celle-ci se pose - l'instant d'une rencontre - au cœur de notre belgitude. Parce que chaque chanson porte en elle l'odeur amère et le parfum sucré du voyage. Chaque écrit a le goût des départs impatients et des retrouvailles attendues dans cette première aventure discographique de Naïra Mnoian. Qu'ils soient en français, en russe ou encore en arménien, les textes des Promesses de Bradyaga racontent l'histoire d'une femme déracinée, changeante et pourtant toujours la même, à travers les spasmes de petites guerres et de grandes batailles, au fil des ruptures et de la maternité...

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Vers l'Avenir télékila ~ Frédéric Renson ~ 24.09.05

C'est avec ses racines arméniennes, que la compositrice et pianiste Naïra Mnoian guide le projet « Bradyaga » (nomade en russe) vers les musiques de l'Orient. Le chant de Laurence Waters venant défendre des textes renvoyant à l'histoire d'une femme déracinée. Pour un résultat qui devrait pouvoir tomber dans l'oreille des mélomanes de tout bord.

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MazzMusikas n°18 ~ Tonla Briquet

De spil van Bradyaga (Russisch voor zwerver) is de Russisch-Armeense componiste-pianiste Naïra Mnoian die sinds acht jaar in ons land verblijft. De groep wordt verder gevormd door Laurence Waters (zang), bassist Cédric Waterschoot (Urban Trad, Anne Wolf), Walter Meneghello (klarinet, accordeon), Véronique Decock (viool) en percussionist Osvaldo Hernandez (Vaya Con Dios). Aan de hand van rootsmuziekjes uit verschillende delen van Oost-Europa, inclusief directe verwijzingen naar klezmer, neemt het sextet ons mee op een ontspannende wandeling door het natuurschoon van een streek gehuld in herfstkleuren. Onderweg horen we de verhalen (in het Frans, het Armeens en het Russisch) van een moeder die de breuk met haar origine probeert te verwerken en sterkte put uit de liefde van haar gezin. Melancholie alom maar ook af en toe een licht vrolijk wijsje om het geheel niet te zwaarmoedig te laten klinken. Een subtiele evenwichtsoefening tussen chanson, folk en klassiek en mede door het af en toe opduiken van kinderstemmen ook heel toegankelijk voor de kleinsten uit het kroost. Kortom, een warme familie-cd ideaal voor de lange winteravonden.

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Une autre chanson n°114 ~ Chico Fanstern

A l'origine de ce groupe et du projet, Naïra Mnoian, qui, comme son nom le laisse supposer, est d'origine arménienne, mais vit en Belgique depuis quelques années. Naïra est au piano et elle chante aussi, comme Laurence Waters, Walter Meneghello à la clarinette et à l'accordéon, Véronique Decock au violon, Cédric Waterschoot à la guitare basse et Oswaldo Hernandez aux percussions. Cet album, sur le label liégeois "homerecords.be" propose dix-neufs plages, pour la plupart de Naïra dont le toucher pianistique révèle une solide formation classique. Des chants (certains en français) et des instrumentaux qui, bien sûr, sont marqués d'influences musicales est-européennes, mais qui, surtout, charrient une solide nostalgie, tout en évitant les pièges de l'exotisme facile.

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Folkforum.nl ~ 14-09-05

Van het interessante project Bradyaga, rond de in België woonachtige Armeense componiste en pianiste Naïra Mnojan, verschijnt eind november het album Promesses. De teksten in het Frans, in het Russisch en in het Armeens, verhalen over de geschiedenis van een ontwortelde vrouw, scheiding, moederschap en reizen. De muziek is soms rusteloos, sensueel, soms melancholisch. Er klinken invloeden in door uit zowel oost als west, van Russisch tot Joodse, van Armeens tot tango... Bradyaga bestaat uit Naïra Mnoian (piano, teksten, composities), Laurence Waters (zang - B. Hoir), Cédric Waterschoot (basgitaar - Urban Trad), Walter Meneghello (klarinet en accordeon), Véronique Decock (viool), Osvaldo Hernandez (percussie - Vaya Con Dios).

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Stage magazine ~ Geert Verbeke

Langoereuze klanken.pianiste Naïra Mnoian (met wortels in Armenië) strooit melancholie in mijn huiskamer. Ik sluit de ogen: il neige sur Liège. met een snuifje Klezmer en een onvervalste tango hoor ik klanken uit mijn jeugd. Ik moet onwillekeurig aan les dernieres voix Tziganes met Valia Dimitrievitch en Volodia Poliakof denken. Dit is smeltkroesmuziek die een pak sterren krijgt, wow.deze nazomer heeft hier mee zijn dagelijks schijfje gevonden. Wat een rijkdom, wat een gratie, wat een voldoening! Ik denk dat ik leef.

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Journal du médecin ~ Etienne Payen ~ Décembre 2005

Rencontre avec la pianiste arménienne Naira Mnoian (dites Anna comme toute le monde), leader du groupe Bradyaga. Une rencontre avec une jolie femme, à l'âme pure et à la spontanéité communicative. L'occasion de parler de son premier album" Promesse" et d'en savoir un peu plus sur comment c'était là-bas...

Vos origines semblent totalement métissées?
Tout-à fait. Jusque l'âge de 18 ans, je pensais que j'étais arménienne. Mais quand je composais, je trouvais toujours des mélodies tziganes, juives ou slaves. J'ignorais comment je produisais cette musique qui n'était pas celle de mes parents. J'ai enquêté au sein de ma famille, et face à ces secrets de famille, je me suis même demandée si je n'avais pas été adoptée. L'histoire vient de mes grands-parents paternels. Enfant, après le génocide arménien, mon grand père a été placé à l'âge de trois ans, dans un orphelinat, le même jour qu'une petite fille juive. On les a considérés comme frère et sœur, et ils sont restés ensemble au point de se marier vers l'âge de 15 ans et d'avoir ensuite des enfants. Ceci explique ces sonorités juives. D'un autre coté, d'origine allemande, la mère de ma mère était rescapée de guerre et prisonnière par les russes. Soit elle optait pour la nationalité soviétique et pouvait continuer ses études, soit elle restait allemande et n'avait droit à strictement rien du tout. Par la force des choses, elle est devenue soviétique , fit des études de notaire et fut envoyée en Arménie. Elle a rencontré son mari, qui était un jeune artiste très prometteur , à qui elle déclara très vite son amour et à qui elle demanda de mettre fin à sa carrière . Le pouvoir des femmes est grand car il stoppa net sa carrière et devint avocat.

Mais de quelle nationalité êtes-vous donc à la fin?
Française , née en Arménie soviétique en 1971 à Erévan; et fondamentalement-au fond de moi- cosmopolite vu ce patchwork familial.

Quels sont vos souvenirs d' Erevan?
Des souvenirs extraordinaires qui contrastent avec l'idée d'un pays du bloc soviétique. C'était la dernière génération des communistes. Tout le monde vivait très bien sans être riche. Il y avait une diversité culturelle et les rues étaient calmes, sans drogue ni délinquance. La seule chose que risquait une jeune fille dans la rue le soir était de recevoir des compliments.

Et du communisme?
On avait surtout cette envie de découvrir les pays de l'Ouest, car cela représentait l'interdit pour nous. Et de plus, nous ne pouvions y aller. J'y suis resté jusque l'âge de 20 ans.

Et ensuite la France?
J'arrive début des années 90, et suis une des premières "victimes" de la perestroika. En effet, j'étais en France pour un stage de piano au conservatoire de Paris pour six mois. Mais j'ai perdu mes papiers. Et l'ambassade soviétique m'a littéralement mis dehors, en me disant que comme mon pays voulait l'indépendance, ils n'avaient plus à faire de moi. J'étais bloquée à Paris, ne pouvant rentrer chez moi. La communauté arménienne ma proposé de demander l'asile politique à la France et je l'ai obtenu assez rapidement. Mais cela avait quelque chose d'absurde, car j'étais la seule réfugiée politique à vouloir rentrer chez moi et qui ne le pouvais pas. Cela a duré deux ans avant de pouvoir le faire.

Quelles étaient vos activités à Paris?
Malgré mon peu de français, je suis parvenue à me faire engager comme traductrice. Aujourd'hui, toute cette période peut paraître risible mais ce n'était pas le cas à ce moment là, et j'en ai fait une véritable dépression. Je voulais rentrer chez moi, j'avais des contrats à la télévision et quelques studios de cinéma soviétique . Enfin, j'ai obtenu la nationalité française en 1992. J'ai commencé à enseigner le piano dans une école privée, puis ai monté ma propre école ( Le monde musical Anna Pavlovna ). Mais, mon vrai premier rayon de soleil fut la rencontre avec un réalisateur , qui m'engagea comme comédienne sur un projet d'un livre de Françoise Sagan. Il devint l'homme de ma vie et nous avons eu un enfant. Mais il était très possessif, et moi déjà très éprise d'indépendance. Déjà nomade. Je sens arriver le temps de la Belgique! Ma mère habitait en Belgique et m'y a invitée. J'ai découvert Bruxelles et ma première impression fut étrange , car je croyais m'être trompé de pays, tant la société était multi-culturelle. J'ai décidé de rester avec mon tout jeune enfant, Gabriel, car tout paraissait plus humain ici et certainement plus simple qu'à Paris où les rapports entre les gens sont fréquemment faussés par l'interêt. Je n'avais pas spécialement d'argent, je travaillais comme barman et jouais du piano bar dans les grands hôtels de Bruxelles. J'ai crée un premier centre culturel (le monde de la découverte), avec des stages pour les enfants maghrébins du quartier. Et contrairement aux craintes de mes proches, je n'ai jamais eu le moindre problème de délinquance avec tous ces enfants. Ensuite on m'a incitée à composer et à rencontrer Bernard Lhoir, qui est pianiste , compositeur, très bon musicien, et devait arranger mes compositions. Nos destins se sont croisés et il est devenu mon mari. J'ai continué à donner des cours, à travailler comme traductrice. Nous avons créé le groupe Bradyaga en 2002, et après la naissance d'Eliott mon second fils, j'ai ressenti qu'il était temps de produire un premier album. C'est Promesses , qui est en quelque sorte mon troisième enfant.

Etes-vous d'une famille d'artistes?
Oui totalement. Ma mère est une femme passionnante, musicienne, compositrice et actrice, qui jouait au théâtre national à Erevan ,et qui vit maintenant à Paris . Mon père joue du Tuba, et était responsable de l'orchestre de la radio d'arménie soviétique .Il vit aussi en Belgique mais mes parents sont malheureusement séparés.

Que faites-vous aujourd'hui?
Je travaille chaque jour comme interprète jurée au Commissariat Général des réfugiés et apatrides, à l'Office des étrangers et à la Commission Permanente de recours. Je fais des auditions et côtoie ainsi toutes les populations venant de l'ESt. J'habite Malmédy dans la campagne. Je continue à composer, seule ou avec les conseils de mon mari Bernard. Je ne donne plus de cours aujourd'hui car je dois me partager entre vie de famille, travail, déplacements et composition.

Un avis autorisé sur l'émigration de l'Est?
Certains peuples veulent s'intégrer et apprendre très vite le français, ou le néerlandais. D'autres peuples traînaillent, ne sachant pas très bien pourquoi ils sont là. Il y a les convictions, et les destins.

Que fuient ces gens?
Leur identité. Du temps où ils étaient sous régime soviétique, ils n'avaient pas de religion, de culture propre, de tradition. L'éclatement du bloc soviétique leur a donné l'occasion d'obtenir tout cela. Mais ils n'étaient pas préparés à cela. A l'image d'un animal, élevé en zoo et qui serait relâché dans la nature. Et en liberté, ils vont se bouffer entre eux, les plus forts ou les plus sournois dirigeront les plus faibles. Ces pays ne sont souvent que corruption, tueries, mafia. La population ne retrouve donc pas dans cette nouvelle vie ce qu'elle avait imaginé et ce dont elle avait envie. Donc leur identité leur fait peur. Et beaucoup préfèrent venir se mélanger à la sauce européenne, en plus de l'image d Épinal d'Eldorado, que l'Ouest véhicule toujours dans ces pays.

Que veut dire Bradyaga?
Nomade en Russe. Les artistes viennent presque tous de la sphère musicale de Bernard. Le groupe s'est formé , il y a deux ans,et a déjà joué quelques concerts. J'ai totalement composé toutes les musiques et les textes en russe et en arménien sont soit de moi. Toute la partie française est délicieusement écrite et chantée par Lola Waters. C'est une histoire de voyages, d'exil, de vieilles histoires arméniennes et autres . Tout est assez personnel, et résulte d'une composition spontanée. Je préfère cela, à devoir écrire sur un thème qu'on me donnerait et que je ne maîtriserai pas forcément. On y parle d'amour, de l'enfance, de vieilles blessures, de mes ancêtres, de musique ancienne, de russie... Bien sûr, je ne tiens pas à être cataloguée comme musicienne arménienne; car mon parcours est trop cosmopolite pour cela. Je suis productrice de l'album. Toujours cette sensation d'indépendance qui coule dans mes veines.

Que vous manque t-il ?
Le temps comme tout le monde. Pour pouvoir plus composer, et préparer les concerts. J'ai toujours joué du piano depuis l'âge de cinq ans. Bradyaga c'est moi quelque part, cette nomade que je suis. J'aimerai composer un album solo, mélange de musique légère, comme une plume, teintée de sonorités slaves et orientale .

Qu'écoutez-vous chez vous?
Chopin, Didier Squiban, un groupe russe "obereg" ? et Emerson Like and Palmer...

Un quizz :

Un mot? Caresse
Une ville? Erevan
Une odeur? Le chocolat
Une photo? Celle mon grand père maternel
Un album? Alla Pougatchiuva.
Je l'aimais tellement enfant,que je voulais qu'elle soit ma mère.
Un livre? Les contes de Grimm.
Un personnage célèbre? (Winni Poukhe) Winnie l'ourson qui a bercé mon enfance dans sa version russe.
Un souvenir? Celui d'un lac (lac de Sévan) près de la ville Kamo (Gavar actuellement). On le disait rouge , car le soleil reflétait le matin sur sa surface. A 13 ans, j'y ai été seul et ai vécu cette merveilleuse sensation. Que je ressens encore aujourd'hui.
Un homme? Pas vraiment un type d'homme.
J'aime l'homme, non pour l'apparence physique ; mais j'aime ses mains, son humour, et sa voix.
Une femme? La voix et la sensualité.
Qu'aimeriez-vous qu'on dise de vous? Que je suis sympa et spontanée.
Heureuse? Oui j'adore la vie. La Belgique est un petit pays, très ouvert et je m'y sens réellement très bien.